Traitements anti rides




Questions et réponses sur le Botox

Nous avons répondu aux questions les plus posées sur le Botox.

La toxine botulinique est-elle dangereuse ?

Oui, mais tout est question de dose. Le dosage en vigueur en médecine esthétique est faible, ce qui le rend sans danger pour l'homme. Pour être dangereux pour l'homme, cette dose de " Botox " devrait être multipliée par 3000. Or, on injecte entre 50 et 100 unités de " Botox " par traitement.

Quels sont les effets indésirables du " Botox " ?

Il est possible que le " Botox " ait des effets indésirables.

Ces effets provoquent en règle générale : la descente du sourcil ou de la paupière ; des difficultés à déglutir et des troubles de la " mimique ". Bien que ces troubles puissent persister quelques semaines, ils sont dans la majorité des cas réversibles.

Ils peuvent être causés par une injection du " Botox " dans une petite veine. Dans ce cas Le " Botox " peut se diffuser au-delà de son point d'injection.

Ils peuvent être dus également à la formation d'un petit hématome qui aura migré dans une autre zone.

Enfin, ils peuvent être dus à la vasodilatation causée par l'anesthésique utilisé.

A ces risques connus s'ajoutent les imprévisibilités de durée et d'aspects ainsi que les risques exceptionnels, voire même des risques inconnus inhérents à tout acte médical.

Les actes à visée esthétique ont pour objectif de rendre plus heureux. Il arrive cependant que l'effet escompté ne soit pas atteint et que ces actes augmentent au contraire un malaise psychologique préexistant. Le vécu post-injections peut être extrêmement différent d'un patient à l'autre, même avec un résultat esthétique comparable. Dans le cas du " Botox ", le rajeunissement est obtenu en contrepartie d'une diminution, voire disparition, de certaines expressions du visage. Cet aspect est évalué par le patient et le praticien pour éviter les risques de déconvenues.

Le " Botox " a-t-il des contre-indications ?

Oui, il existe des contre-indications à l'utilisation de " Botox "

Il est déconseillé d'avoir recours au " Botox " en cas de :

  • Grossesse
  • Traitement antibiotique par les aminosides (Amiklin, Gentalline, Streptomycine)
  • Traitement anticoagulant récent
  • Traitement anti-inflammatoire récent
  • Hypersensibilité connue au Botox A
  • Myasthénie grave
  • Syndrome de Lambert-Eaton

En tout état de cause, demandez toujours l'avis d'un médecin spécialiste et n'hésitez pas à consulter votre médecin traitant sur le sujet.

Par ailleurs, si vous recevez des injections de " Botox " pour des spasmes pathologiques, si vous avez eu un épisode de paralysie des muscles du visage, si vous souffrez d'une maladie neuromusculaire ou de troubles de la coagulation, vous devez en faire part au médecin spécialisé qui jugera avec votre médecin traitant de l'opportunité de ce type de traitement et de la meilleure manière de procéder s'il y a lieu.

Si avant les injections, vous prenez des médicaments de type anti-coagulants, aspirine ou antibiotiques, ou si vous avez le moindre problème de santé (infection, grippe, abcès dentaire), vous devez là encore en parler à un médecin spécialisé.

Le fait d'être enceinte même de quelques jours, nécessite impérativement le report des injections après la grossesse voire après un l'allaitement éventuel. Un test de grossesse devra être effectué préalablement à tout traitement au " Botox ".

Il est déconseillé de faire des injections de toxine botulinique à des sportifs de très haut niveau. Le " Botox " se diffuse très peu dans la circulation générale mais sa diffusion est suffisante pour faire perdre à un sportif 1% de tonus musculaire.

Comment se passe un traitement au " Botox " ?

Le traitement s'étale en général sur deux ou trois séances

La première séance est une réunion d'informations sur la nature du produit injecté, les indications et contre-indications, les incidences éventuelles sur la vie du patient.

Le praticien doit bien expliquer que l'effet du produit ne sera pas stabilisé avant 2 à 3 semaines et que des petits inconvénients pourront intervenir pendant cette période (asymétrie, relâchement musculaire transitoire, petits bleus).

Le praticien fait généralement signer à son patient un document qui confirme qu'il a été complètement informé et qu'il prend son choix thérapeutique en toute connaissance de cause.

Le patient peut choisir d'être injecté immédiatement ou préférer revenir ultérieurement après réflexion.

La séance d'injections commence par un diagnostic musculaire. Chaque groupe de muscles est étudié séparément (grimaces diverses) et le praticien propose à son patient telles ou telles injections. Il n'existe aucun plan d'injections "universel" qui serait applicable à tous les patients. Traditionnellement, une photo "avant" est effectuée.

La dernière séance se tient 2 à 3 semaines après la séance d'injection. Le praticien fait le point avec le patient et corrige éventuellement quelques asymétries résiduelles. C'est la séance qui permet d'évaluer le retentissement psychologique de l'acte esthétique. Une photo "après" est conservée par le praticien.

Les séances de photos "avant après" ne sont pas obligatoires mais fortement conseillées pour le patient comme pour le praticien.

Le " Botox " et l'anesthésie locale ?

Concernant l'anesthésie pour le " Botox ", les avis sont très partagés

Elle est généralement déconseillée pour plusieurs raisons

  • La piqûre de xylocaine (anesthésique) reste en règle générale douloureuse tout comme l'injection de toxine. On peut aussi appliquer la xylocaine en crème (EMLA), mais cela reste moins efficace.
  • La crainte la plus importante est l'effet vasodilatateur de la xylocaine. En effet, l'injection de " Botox " se couple communément d'une faible dose d'adrénaline. Elle permet d'éviter la formation d'hématomes, car la formation d'hématomes migrants peut être à l'origine de descente du sourcil ou de la paupière. Or la xylocaine a pour effet d'annuler l'effet de l'adrénaline.

Les injections sont-elles douloureuses ?

Afin de réduire au maximum la douleur due aux injections, on utilise communément des seringues très fines. On adapte la taille des seringues en fonction du seuil de douleur de chacun.

Le médecin pourra administrer une anesthésie si le patient le réclame, à condition qu'il en assume les risques. Ces risques peuvent être diminués par une position allongée prolongée, qui n'est néanmoins pas toujours possible en cabinet.

Comment utilise-t-on le " Botox " contre les rides du front ?

Le muscle frontal est composé de 7 faisceaux

  • Le faisceau frontal
  • Le central
  • Faisceaux côté droit
  • Faisceaux côté gauche
  • Le latéral interne
  • Le latéral médian
  • Le latéral externe

Ces trois faisceaux sont des unités motrices distinctes et doivent être très clairement différenciés. La méconnaissance de ces différences peut entraîner des anomalies post-injections, qui touchent notamment le sourcil.

Les injections frontales sont réalisées à partir de la partie supérieure du front.

Chaque faisceau doit être traité en fonction des besoins du patient et en fonction du diagnostic préalable. Il n'est pas rare que l'injection dans le faisceau central ne soit pas nécessaire ou à l'inverse qu'elle soit la seule requise.

Chaque personne est unique et requiert un traitement particulier, adapté à son cas.

Les points d'injection trop bas sont à éviter car ils augmentent le risque de descente du sourcil. La seule exception concerne l'injection non musculaire, c'est-à-dire sous cutanée ,afin de lisser la peau dans la partie inférieure du front.

On réalise généralement une dizaine d'injections de " Botox "

REMARQUE IMPORTANTE sur le traitement au BOTOX

Le traitement simultané des rides du front, des rides du lion et celui des rides de la patte est conseillé.

En traitant conjointement les muscles du sourcil, on peut corriger une éventuelle injection latérale. En effet, la chute de la queue du sourcil en cas d'injection latérale peut être évitée en injectant un peu de " Botox " sous la queue du sourcil pour atténuer l'impression d'abaissement.

Comment utilise-t-on le " Botox " contre les rides du Lion ?

Les rides du lion (glabellaires) sont les rides entre les sourcils et la partie supérieure du nez.

Les rides du lion peuvent être horizontales, obliques, verticales

Les rides horizontales sont dues au muscle "procerus" qui est implanté en dessous de la partie supérieure du nez et tire vers cette implantation la partie médiane du front.

Les rides obliques sont dues au muscle "depressor supercilii" qui est implanté à la base de la racine du sourcil et tire vers cette implantation la partie interne du sourcil.

Les rides verticales sont dues au muscle "corrugator supercilii" qui est implanté entre les sourcils à la partie supérieure du nez et tire vers cette implantation la partie interne des sourcils.

Les fibres du muscle "corrugator supercilii" se divise en trois parties. La partie interne et la partie médiane du muscle sont situées en profondeur et la partie externe plus superficiellement.

Avant chaque injection de " Botox ", le médecin spécialiste doit s'assurer du tonus de chaque groupe musculaire (grimaces diverses).

L'injection dans la partie profonde du "corrugator supercilii" est délicate car, elle rend le risque de descente de la paupière et du sourcil élevé. Les injections doivent donc être effectuées avec le plus grand soin.

Pour les rides glabellaires, les volumes injectés doivent être faibles donc plus concentrés que dans le front. Le petit hématome migrant est un risque relativement important relatif à cette zone. Cet inconvénient peut être facilement évité en ajoutant de l'adrénaline à la toxine botulinique ("botox").

En règle générale on réalise une dizaine d'injections, réparties des deux côtés des trois muscles.

Comment utilise-t-on le " Botox " contre les rides de la patte d'oie ?

Les rides de la patte d'oie résultent de l'activité du muscle "orbicularis oculi". Quand elles sont exposées à la lumière, elles sont accentuées.

Les zones d'injection sont plus sensibles et douloureuses. Il est particulièrement déconseillé d'utiliser un anesthésique local pour les injections relatives aux rides de la patte d'oie, car sa diffusion peut s'étendre à des zones à risques : muscles de l'oeil et muscle de la paupière. Les points d'injection doivent être déterminés en fonction de la zone de plus grande tension visualisée par une grimace appropriée.

Le nombre d'injections varie de 5 à 6 pour cette zone.

REMARQUE IMPORTANTE : Le traitement simultané des rides du front et des rides du lion est recommandé

En traitant conjointement les muscles du sourcil, on peut corriger une éventuelle injection latérale. En effet, la chute de la queue du sourcil en cas d'injection latérale peut être évitée en injectant un peu de " Botox " sous la queue du sourcil, c'est à dire au niveau de la zone des rides de la patte d'oie, pour atténuer la composante "abaissante".

Comment utilise-t-on le " Botox " contre les rides de la bouche ?

Les rides de la bouche résultent de la contraction du muscle "depressor anguli oris". Ces rides tirent la bouche vers le bas et la rendent triste.

Une grimace adaptée permet de localiser précisément les zones d'injections.

Les injections de " Botox " sont superficielles dans la partie supérieure de la ride et profondes dans la partie inférieure.

Y a -t il d'autres zones d'injections de " Botox " ?

Certains médecins spécialistes du " botox " pratiquent des injections dans des zones moins habituelles comme le muscle releveur de la lèvre ("levator labii oris alaquae nasi"), le muscle dilatateur des narines ("dilatator naris"), le constricteur de la narine ("constrictor naris"), le muscle orbiculaire de la bouche ("orbicularis oris") , le dépresseur de la lèvre inférieure ("depressor labii inferioris") ou le muscle du menton ("mentalis").

On utilise aussi le " Botox " pour traiter certaines déformations du visage du type "sourire gingival".

Temps entre deux traitements de " Botox " ?

Il varie selon l'évolution des rides que l'on traite. En règle générale le laps de temps entre deux injections varie de 4 à 6 mois. Si cette période n'est pas respectée, le patient s'expose à un risque de vaccination contre le " Botox ", ce qui le rend inefficace.

Liens complémentaires sur le Botox

Botox Cosmetic: A Look at Looking Good
Définition du Botox

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